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Bégaudeau: vers la médiocrité

Il s’y dirige, tout en douceur. Bégaudeau, le crâneur des fausses lettres françaises, a récidivé: un nouvel opus sort aux éditions Verticales. Vers la douceur: le titre n’est pas trop mal choisi, mais c’est à condition d’en rester là. Car dès que vous parcourez quelques pages, ou même lisez la quatrième de couverture, une drôle de sensation s’empare de vous, vous vous mettez à bâiller, la tête vous tourne, vous riez nerveusement: oui, vous tenez entre vos mains un mauvais livre.  Le mauvais livre a ceci de particulier qu’il ne trompe personne. D’ailleurs la cohorte des journalistes littéraires s’en est donné à coeur joie, de dégommer le petit Bégau… et à raison. Le style est inexistant – ou raté, c’est selon. Les exemples que donne Nelly Kaprièlian des Inrocks sont bien trop cruels pour que je les cite à nouveau. Non? Bon d’accord.

“Elle, elle en avait plus que pour le petit, le truc fusionnel tu vois, et lui ça le dégoûtait cette chatte qu’avait été écartelée, quelle connerie aussi d’assister à l’accouchement, pour le prochain on m’y reprendra pas j’te promets. Et puis c’est revenu, c’était revenu, c’était revenu dix fois plus qu’avant, maintenant elle en redemandait tout le temps, il pouvait à peine fournir, si ça se trouve un jour elle irait voir ailleurs pour se refroidir le cul (…).”

“Sortir avec un dépressif quelle marmelade d’oranges en effet.”

“La porte a de nouveau affiché les lettres de Delpech, comme Michel, sauf que le brun frêle et chétif ne s’appelait pas Michel, ou alors ce serait la fausse bonne idée de parents fantaisistes, quoique sa quarantaine passée situait la naissance du résident avant l’avènement du chanteur de charme (…).”

Les extraits sont cruels, mais surtout cruellement représentatifs de l’écriture bidon (pas d’autre mot, désolé) de l’ex-plus-mauvais-professeur-de-français-de-France. A éviter, donc. A éviter aussi: Entre les murs, chef-d’oeuvre politiquement correct et vraiment démago (estampillé IUFM pur jus).

François Bégaudeau, Vers la douceur, Verticales, 16,90 euros.François Bégaudeau, Vers la douceur, Verticales, 16,90 euros.

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  1. Xix
    février 11, 2010 à 11:56

    Je ne connaissais le personnage qu’à travers la connerie de ses interventions télévisuelles, mais les extraits que vous citez donnent le vertige et me conforte dans mon opinion : http://unoeil.wordpress.com/2010/02/11/artistes-et-artistes/

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