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Rentrée littéraire: les livres que j’ai envie de lire

En ces temps de rentrée littéraire, il faut savoir faire le tri des livres qui arrivent dans les librairies, et souvent (pour moi, en tout cas), ce sont les livres que j’attends avec impatience que je lirai en premier. Lesquels sont-ils?

Emmanuel Carrère, Limonov

Je suis ‘fan’ d’Emmanuel Carrère depuis plusieurs années déjà, depuis que je suis tombé par hasard sur Un roman russe, et que j’ai par la suite dévoré plusieurs de ses autres romans. Limonov semble être un grand Carrère. Sa lecture nous le prouvera.

Présentation de l’éditeur:

« Limonov n’est pas un personnage de fiction. Il existe. Je le connais. Il a été voyou en Ukraine ; idole de l’underground soviétique sous Brejnev ; clochard, puis valet de chambre d’un milliardaire à Manhattan ; écrivain branché à Paris ; soldat perdu dans les guerres des Balkans ; et maintenant, dans l’immense bordel de l’après-communisme en Russie, vieux chef charismatique d’un parti de jeunes desperados. Lui-même se voit comme un héros, on peut le considérer comme un salaud : je suspends pour ma part mon jugement.

C’est une vie dangereuse, ambiguë : un vrai roman d’aventures. C’est aussi, je crois, une vie qui raconte quelque chose. Pas seulement sur lui, Limonov, pas seulement sur la Russie, mais sur notre histoire à tous depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. »

Les premières pages du roman sont consultables sur le site de P.O.L.

Sortie en septembre, 496 pages, 20 €

Antoni Casas Ros, Chroniques de la dernière révolution

J’ai découvert Antoni Casas Ros avec Le théorème d’Almodovar, puis j’ai continué à le lire lorsque son recueil de nouvelles Mort au romantisme est paru, puis Enigma, son deuxième roman. Même si je me dois d’émettre quelques réserves sur ce deuxième roman, il faut avouer que Casas Ros est très certainement l’un des plus grands stylistes d’aujourd’hui et la sortie d’un nouveau roman, au titre si intriguant, me donne très envie de lire ce livre.

Présentation de l’éditeur:

« Splendeur des corps nus qui s’approchent du parapet sur lequel ils montent. Dernières secondes de silence. Ils redescendent, prennent du recul, une dizaine de mètres. Ils s’embrassent les uns et les autres puis chacun prend ses marques et dans un cri : « Freedom ! » ils s’élancent franchissent le parapet, et se jettent dans le vide. Le toit désert. Je me penche et vois les corps nus voltiger, certains plus loin que d’autres. Des cris instinctifs, des visages qui se lèvent vers le ciel et voient cette pluie de corps libres qui vient percuter l’asphalte dans un bruit mat. D’autres cris s’élèvent. Seuls les corps disloqués et sanglants ont atteint le grand silence. Je vomis, mon corps se met à trembler. »

Je suis Chroniqueuse. J’ai dix-huit ans. Je vis à Barcelone. Vendredi soir. Je vais à une fête. Les images du sacrifice des membre de Flying Freedom passent en boucle sur toutes les chaînes de télévision, sur les blogs. Plus de sept mille blogs créés depuis l’événement londonien. Les tours, les ponts, tous les lieux desquels on pourrait se jeter sont surveillés. Des hélicoptères coupent le ciel de leurs pales. Flying Freedom a éclipsé le terrorisme. Le ciel n’est pas contrôlable.

En librairie le 8 septembre 2011, 320 p., 17 € 90.

Boualem Sansal, Rue Darwin

Le village de l’allemand, le précédent roman de Boualem Sansal, a été une lecture bouleversante. Cet auteur algérien vaut véritablement la peine d’être (re)connu pour ses écrits courageux et lucides. J’attends énormément de ce nouveau roman.

Présentation de l’éditeur:

« Je l’ai entendu comme un appel de l’au-delà : « Va, retourne à la rue Darwin. »
J’en ai eu la chair de poule.
Jamais, au grand jamais, je n’avais envisagé une seule seconde de retourner un jour dans cette pauvre ruelle où s’était déroulée mon enfance. »
Après la mort de sa mère, Yazid, le narrateur, décide de retourner rue Darwin dans le quartier Belcourt, à Alger. « Le temps de déterrer les morts et de les regarder en face » est venu.
Une figure domine cette histoire : celle de Lalla Sadia, dite Djéda, toute-puissante grand-mère installée dans son fief villageois, dont la fortune immense s’est bâtie à partir du florissant bordel jouxtant la maison familiale. C’est là que Yazid a été élevé, avant de partir pour Alger. L’histoire de cette famille hors norme traverse la grande histoire tourmentée de l’Algérie, des années cinquante à aujourd’hui.

Encore une fois, Boualem Sansal nous emporte dans un récit truculent et rageur dont les héros sont les Algériens, déchirés entre leur patrie et une France avec qui les comptes n’ont toujours pas été soldés. Il parvient à introduire tendresse et humour jusque dans la description de la corruption, du grouillement de la misère, de la tristesse qui s’étend… Rue Darwin est le récit d’une douleur identitaire, génératrice du chaos politique et social dont l’Algérie peine à sortir.

En librairie le 25 août 2011, 256 p., 17 € 50.

Et vous, quels sont les romans que vous attendez pour cette rentrée littéraire?

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  1. PierreMehdi
    août 26, 2011 à 11:56

    Personnellement j’ai très hâte de lire le Nothomb!
    (http://culturelyceenne.wordpress.com/)

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